Les collaborationnistes en France et Les partis collaborationnistes
Le terme « collaborationniste » serait dû à Marcel Déat,
dans L’Œuvre du 4 novembre 1940.
Le collaborationnisme ne se contente pas de pratiquer la collaboration, mais de l’encourager, de la promouvoir, d’en faire un thème politique.
Il est le fait des partis politiques et de la presse collaborationnistes.
Ces serviteurs pourtant ostensibles de l’ennemi n’hésitaient pas à se qualifier de « nationaux ». Les Allemands eux-mêmes, qui ne les prenaient pas très au sérieux, les utilisèrent surtout pour accroître leur pression sur le gouvernement de Vichy.
Les «collabos » n’étant qu’une poignée d’hommes isolés et méprisés par la masse du pays (quelque 2 % de la population), Adolf Hitler se garda de leur confier des responsabilités trop importantes.
D’autant que dans son esprit, le fascisme rendait les peuples forts, ce qui aurait donc été un danger à ses yeux pour l’hégémonie allemande.
L’agitation menée par les « collaborateurs » les plus voyants, installés pour la plupart à Paris occupé, et venus d’horizons politiques variés, fit parfois oublier l’action patiente et résolue du gouvernement de Vichy en matière de collaboration.
Dès juillet 1940, des activistes tentent leur chance en créant des partis politiques favorables à l’occupant nazi. Ils sont ensuite rejoints par les hommes politiques fascistes déçus par le caractère réactionnaire, catholique et moralisant du régime de Vichy
(vers l’automne 1940).
Tout en se réclamant officiellement du maréchal Pétain, le petit monde collaborationniste parisien se distingue tout d’abord par sa volonté d’aller plus loin que le régime de Vichy. Au contact direct des forces d’occupation allemandes, il prône l’instauration d’un régime fasciste ou nazi en France, plus « révolutionnaire », et engagé sans arrière-pensée dans la collaboration avec l’Allemagne nazie.
Les collaborationnistes parisiens vont progressivement prendre des places au sein du régime de Vichy qu’ils ont tant critiqué au départ et tendront à radicaliser encore plus le régime (Marcel Déat ministre en 1944).
Autre caractéristique du petit monde collaborationniste, l’incapacité à s’unir, et les intrigues entre chefs (la rivalité entre Jacques Doriot et Marcel Déat, mais aussi entre Marcel Déat et Eugène Deloncle, etc.). Marcel Déat a tenté de réaliser un parti unique en 1941 en alliant RNP et MSR, puis en 1943 au sein d’un éphémère Front révolutionnaire national.
Tout ce petit monde là se retrouvera, avec le maréchal Pétain et les derniers fidèles de Vichy en exil en Allemagne, à Sigmaringen en 1944-1945. Jacques Doriot tentera de rejouer l’aventure gaullienne à l’envers en prenant la tête d’un Comité français de libération nationale et enverra quelques agents pro-allemands dans la France libérée par les alliés. Certains se retrouveront dans la LVF, à défendre le dernier carré des chefs nazis dans le Berlin dévasté au printemps 1945.
Les 2 principaux partis collaborationnistes :
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Groupuscules collaborationnistes
La presse collaborationniste
Avant le début de la Seconde Guerre mondiale, le décret-loi du 26 juillet 1936 (décret Daladier) institue un « Commissariat Général à l’Information » qui dépend directement de la Présidence du Conseil. Dirigé par le diplomate Jean Giraudoux, il est chargé de contrôler les médias et mobiliser l’opinion contre l’Allemagne nazie. Pendant la Drôle de guerre, le commissariat est transformé par le décret du 1er avril 1940 en « Secrétariat d’État de l’Information et de la Propagande » du Ministère de l’Information sur lequel va s’appuyer la collaboration pour faire accepter aux français la défaite à travers trois médias : France-Actualité pour les actualités cinématographiques, Radiodiffusion nationale et la presse écrite.
Les principaux journaux de presse existant alors adoptent trois attitudes : soit ils se sabordent (comme Le Canard enchaîné, l’Intransigeant, le Populaire ou L’Humanité); soit ils se replient en zone libre dès le 10 juin 1940, essentiellement sur Lyon où existent de nombreuses imprimeries (comme Le Journal, Paris-Soir ou le Figaro); soit ils décident de reparaître en zone Nord (comme Je suis partout ou Le Matin).
La majorité des titres de la presse collaborationniste en zone occupée sont subventionnés ou détenus en sous-main par l’ambassade d’Allemagne d’Otto Abetz, qui a créé à cet effet les Éditions Le Pont. La presse parisienne est dominée par la personnalité du patron de presse Jean Luchaire. L’ambassade d’Allemagne exerce principalement la propagande et la Propaganda Staffel se spécialise dans la censure, notamment grâce à ses bureaux en province. À part les ultra-collaborationnistes, les journalistes agissent plus par opportunisme, appât du gain (alors que les salaires en France sont bloqués, leurs appointements sont doublés par l’entremise de laPropaganda Staffel) ou lâcheté que par idéologie.
La presse maréchaliste en zone libre soutient majoritairement la politique collaborationniste et antisémite de Pétain en pratiquant l’autocensure car elle est contrôlée par le « Secrétariat d’État de l’Information et de la Propagande » du Ministère de l’Information (dirigé par Paul Marion puis Philippe Henriot).
Peu à peu, face à la propagande manifeste, les Français se détournent des journaux politiques de collaboration qui continuent à annoncer des tirages phénoménaux alors qu’ils réalisent de 30 à 50 % de bouillons. Ils privilégient alors la presse spécialisée (sport, presse féminine) et la presse clandestine (comme Franc-tireur, Combat ou Libération).
Des dizaines d’écrivains ou journalistes de renom furent des collaborateurs. Les articles spécialisés permettent de connaître plus en détail la nature des engagements de différents écrivains de renom en faveur de l’occupant ou de la Révolution nationale.
L’engagement militaire aux côtés des Allemands
La Légion des volontaires français contre le bolchévisme fut une initiative privée des chefs des partis collaborationnistes parisiens en juillet 1941 et non pas une création du régime de Vichy. Mais le maréchal Pétain l’a encouragée publiquement à sa création (par exemple en novembre 1941) avant d’adopter une attitude plus prudente par la suite. La LVF fut reconnue d’utilité publique et Pétain déclara que ses soldats détenaient « une part de notre honneur militaire ». Ceux-ci prêtaient serment de fidélité personnelle à Adolf Hitler.
La constitution d’une Waffen-SS française (unité militaire de la SS) fut autorisée par le régime de Vichy en juillet 1943.
En réaction du débarquement allié en Afrique du Nord (Opération Torch), le gouvernement français veut envoyer une force militaire en Tunisie. Les amirauxDerrien et Esteva restent fidèles au maréchal qui a demandé aux forces militaires d’Afrique du Nord de résister contre les alliés.
Autres personnalités ayant joué un rôle important dans la collaboration
La Collaboration privée
La collaboration d’ordre privée, même si elle est encouragée par des déclarations du régime de Vichy, est celle qui relève de l’initiative privée en particulier dans l’activité professionnelle (le collaborationnisme politique est traité plus haut). Des degrés de responsabilité particuliers peuvent être dégagés : les chefs d’entreprise (en raison des implications collectives des décisions qu’ils prennent) et les artistes et « vedettes » (en raison de l’exemple que constitue leur conduite).
Collaboration artistique
Des hommes et des femmes du monde du spectacle (par exemple Sacha Guitry ouArletty) se virent reprocher une attitude de collaboration parce qu’ils avaient, pendant l’Occupation, entretenu des relations pour le moins cordiales avec l’occupant. De fait, si nombre d’artistes (comme Ray Ventura) avaient émigré à cette époque, un certain nombre d’autres ont — pour reprendre l’expression de Guitry —continué à exercer leur métier. Il n’en reste pas moins que plus d’une personnalité des arts et des spectacles ne manifesta aucun état d’âme particulier à s’afficher régulièrement aux côtés des Allemands, et que ceux-ci furent largement mêlés pendant quatre ans à la vie d’un Tout-Paris pas toujours regardant. La boutade prêtée à la comédienne Arletty est restée célèbre : « Mon cœur est à la France, mais mon cul est international ».
De plus, les nazis voulaient faire de Paris une préfecture de la frivolité (treize bordels réservés aux Allemands) et des loisirs de masse, une des manières de résister à cette décadence pour certains artistes était de maintenir un certain niveau de culture (théâtre, opéra) en contradiction avec les désirs triviaux de l’occupant.
Enfin, la politique allemande visait à briser l’hégémonie culturelle française et en faire la région agricole de l’Europe, favorisant le régionalisme littéraire développé par Vichy.
Libération et épuration
Les nouveaux pouvoirs issus de la Résistance intérieure et du GPRF mirent fin aux violences spontanées et procédèrent à l’épuration judiciaire. Les excès de l’« épuration sauvage » n’ont pas dégénéré dans un « bain de sang » général. Mais, avant que les cours de justice et chambres civiques soient créées et installées, et parfois après, les résistants et les populations s’en prennent aux collaborateurs. Cette épuration extrajudiciaire, ou « épuration sauvage », vise principalement des collaborateurs avérés, notamment les miliciens de Darnand, ou des militants de partis collaborationnistes. Elle a également lieu à la Libération à la faveur des mouvements de foules, où la joie et le désir de vengeance se mêlent. Les femmes ayant collaboré sont tondues (20 000 au total), à la Libération, mais aussi au printemps 1945, au retour des camps. Les exécutions extrajudiciaires de collaborateurs, ou considérés comme tels, sont l’objet d’une légende noire où les chiffres deviennent de vrais arguments dans les tentatives de réhabilitation de certains. Cependant même si les dérapages et les actions de pur banditisme existent (Maquis Le Coz), toutes les exécutions « extralégales » ne sont pas empreintes d’injustice.
Par la suite l’épuration judiciaire prend le relais. Elle s’exerce par l’entremise de tribunaux d’exception : la Haute cour de justice, les cours de justice, et les chambres civiques pour les actions non réprimées par le code pénal. L’épuration touche tous les secteurs d’activité et toutes les couches de la société.
Le cinquantenaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, au milieu des années 1990, fut l’occasion de nombreuses études permettant d’éclairer d’une lumière nouvelle cette période extraordinaire, au sens propre du terme, qu’est la Libération. Ce fut également le moment de synthétiser l’ensemble des travaux concernant la période. Ainsi, l’épuration extrajudiciaire entraîna la mort de 10 000 personnes, la tonte de 20 000 « horizontales ». L’épuration légale concerna plus de 300 000 dossiers, dont 127 000 entraînent des jugements, ce qui donne 97 000 condamnés. Les peines allant de 5 ans de dégradation nationale à la peine de mort. Soucieux de réduire rapidement la fracture entre les Français, le gouvernement de la République française vota trois amnisties pour les épurés, dès 1947, puis en 1951 et 1953.
L’épuration est très rapidement un sujet polémique. Les premiers à écrire sur le sujet sont les épurés eux-mêmes ou les épurateurs. Ce qui ne favorise pas la neutralité des propos. De plus, les journaux d’extrême-droite et les anciens vichystes ou leurs avocats relaient la « légende noire » de l’épuration : massacres, chiffres farfelus. Cependant, les dernières enquêtes réalisées par le Comité d’Histoire de la Deuxième Guerre mondiale (CHGM) et son successeur, l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP), donnent pour 84 départements (sur 90 en 1945) le chiffre de 8 775 exécutions sommaires lors de l’épuration extrajudiciaire, auxquels il faut ajouter les condamnés à mort par la Haute cour de justice et les cours de justice (791 ou 767 suivant les enquêtes), et par les cours martiales (769 pour 77 départements selon l’IHTP). L’épuration aurait donc fait entre 10 000 et 11 000 morts.
En valeur absolue, moins de Français furent internés que dans les Pays-Bas. Moins d’un Français sur 1 000 fut interné ou arrêté, ce qui reste très en dessous des taux du Danemark, de la Norvège, de la Belgique et des Pays-Bas. Plus de 1 500 condamnés à mort furent exécutés, cependant deux condamnations sur trois à la peine capitale furent commuées, taux le plus élevé d’Europe occidentale.
Les collabos de la seconde guerre mondiale
Philippe Pétain, né le 24 avril 1856 à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais) et mort le 23 juillet 1951 à Port-Joinville, sur L’Île-d’Yeu, est un militaire, diplomate, homme politique, et homme d’État français.
Rappelé au gouvernement le 17 mai 1940 au moment de l’invasion allemande, il s’oppose à la poursuite d’une guerre qu’il considère comme perdue et dont il impute bientôt la responsabilité au régime républicain. Chef de file des partisans de l’arrêt des combats, il devient président du Conseil en remplacement de Paul Reynaud le soir du 16 juin et appelle, dès le 17, à cesser le combat. Il fait signer l’armistice du 22 juin 1940 avec l’Allemagne d’Adolf Hitler, retirant la France du conflit.
Jugé à la Libération pour intelligence avec l’ennemi et haute trahison par la Haute Cour de justice, il est, par arrêt du 15 août 1945, frappé d’indignité nationale, condamné à la confiscation de ses biens et à la peine de mort, la cour recommandant la non-application de cette dernière en raison de son grand âge. Sa peine est commuée en emprisonnement à perpétuité par le général de Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République. Il meurt en détention sur l’île d’Yeu, où il est inhumé.
Marcel Déat, né à Guérigny (Nièvre) le 7 mars 1894 et mort à San Vito, près de Turin, le 5 janvier 1955, est un homme politique français, socialiste, puis néo-socialiste, et collaborationniste.
Normalien, journaliste et intellectuel, il est député SFIO de 1926 à 1928 et de 1932 à 1936. En 1933, il est exclu du parti pour ses doctrines de plus en plus autoritaristes, ses positions d’union nationale et de soutien au cabinet Daladier. Il participe à la création le 5 novembre 1933 du Parti socialiste de France et devient le chef de file des néo-socialistes, séduits de plus en plus par les modèles fascistes. Ministre de l’Air en 1936, dans le cabinet Sarraut, député « rassemblement anticommuniste » en 1939, il devient le fondateur en 1941 du Rassemblement national populaire, parti collaborationniste, qui se déclare socialiste et européen. Il termine sa carrière politique en 1944 comme ministre du Travail et de la Solidarité nationale dans le gouvernement de Vichy, et s’enfuit à Sigmaringen avec le dernier carré des ultra-collaborationnistes, puis en Italie.
Jacques Doriot (Bresles dans l’Oise 1898 – Mengen, dans le Wurtemberg, en Allemagne, 1945) est un homme politique et journaliste français, communiste puis fasciste. Il fut pendant la Seconde Guerre mondiale l’une des figures de proue du collaborationnisme. Après son départ du Parti communiste français, il fonda le Parti populaire français, qui fut durant l’Occupation allemande l’un des deux principaux partis français de la Collaboration.
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René Château (1906-1970), connu aussi sous le pseudonyme de Jean-Pierre Abel, est un philosophe, militant radical-socialiste et collaborateur français.
Ligue de la pensée française, fondée en 1942 par René Château, ancien député radical-socialiste. Le mouvement le plus étonnant, constitué de sincères intellectuels républicains favorables à la Collaboration pour que, en échange, l’Allemagne permette à la France de rétablir la République.
Gustave Hervé (Brest 1871-Paris 1944) est un homme politique socialiste puis fasciste français. Divers témoignages font ressortir qu’il se détacha du pétainisme et de ses appels à une réconciliation avec l’Allemagne : son journal fut supprimé dès juin 1940 et ses activités lui valurent d’être inquiété par la police française et par la Gestapo. Il décède en octobre 1944.
Marcel Bucard est un homme politique français né le 7 décembre 1895 à Saint-Clair-sur-Epte (Seine-et-Oise) et exécuté le 19 mars 1946 au fort de Châtillon (Seine). En 1941, Bucard se range du côté de la Collaboration et reforme une nouvelle fois son mouvement, sous le nom de Parti franciste. C’est un des cofondateurs de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF), mais interdit à ses militants de l’intégrer lorsqu’il apprend que l’uniforme est celui de la Wehrmacht. Il ne tient cependant qu’un rôle limité sous l’Occupation, souffrant de ses anciennes blessures de guerre, pour lesquelles il sera opéré à deux reprises.
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Antoine Octave Eugène Deloncle est un homme politique français, né à Brest (Finistère) le 20 juin 1890 et mort à Paris le 7 janvier 1944 (à 53 ans), cofondateur de La Cagoule en 1935.
Fin 1940, Eugène Deloncle crée le Mouvement social révolutionnaire pour la Révolution nationale (MSR), soutenant le maréchal Pétain, puis, par le Rassemblement national populaire, se rapproche de Marcel Déat. Les intrigues entre les deux hommes ont raison de cette alliance et Deloncle est exclu en mai 1942.
Il collabore aussi avec l’amiral Wilhelm Canaris, qui dirige le contre-espionnage militaire allemand.
Le 7 janvier 1944, Deloncle est assassiné
Charles Spinasse est un homme politique français né le 22 octobre 1893 à Égletons (Corrèze) et mort le 9 août 1979 à Rosiers-d’Égletons (Corrèze).
Le 6 juillet 1940, devant de nombreux parlementaires réunis à Vichy, il plaide en faveur d’un changement de régime dans un sens autoritaire, et proclame son appui à la politique du maréchal Pétain. Exclu de la SFIO à la Libération pour « félonie », Charles Spinasse est emprisonné pendant quatre mois, accusé de collaboration avant d’être finalement relaxé le 22 octobre 1945
Saint-Loup, de son vrai nom Marc Augier, est un écrivain français, né le 19 mars 1908 à Bordeaux et mort le 16 décembre 1990 à Paris.
Durant l’Occupation, Marc Augier dirige le mouvement Jeunes pour l’Europe nouvelle, l’organe de jeunesse du Groupe Collaboration, et devient rédacteur en chef de l’hebdomadaire collaborateur La Gerbe, dont le directeur de publication est Alphonse de Châteaubriant. Intégrant le Bureau politique du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot, il suit ensuite la LVF, en juillet 1942. Il est blessé et rapatrié et édite en juin 1943 Le Combattant européen, journal de la LVF. Il retourne en Allemagne en 1944 auprès de la Waffen-SS française sur le front de l’est, en tant que correspondant de presse attitré. À la fin de la guerre, il transite par le centre de formation de l’Allgemeine-SS allemande à Hildesheim ; il est également responsable de la publication Devenir, organe officiel de la Waffen SS française. Il est en avril 1945 en Italie.
Il est condamné à mort par contumace le 15 novembre 1948
Jean-Marie Balestre, né le 9 avril 1921 à Saint-Rémy-de-Provence et mort le 27 mars 2008 à Saint-Cloud, est un ancien dirigeant sportif français, qui fut notamment président de la Fédération internationale du sport automobile de 1978 à 1991
Il s’engage en 1942 dans le Nationalsozialistische Kraftfahrkorps (NSKK, unité nazie des forces motorisées) où il fait un stage de plusieurs mois comme chauffeur de camions à Vilvorde, une banlieue de Bruxelles. Il lance le 18 novembre 1942 le journal Jeune Force de France et collabore à Devenir, le journal des SS français. Le 17 mai 1943, il entre en fonction à l’Erstaztcommando de la SS française avec le grade de deuxième classe à Paris (matricule 10.248)[7]. Il prépare les nouvelles recrues à la visite médicale et les envoie à la gare de l’Est »
Robert Hersant, né le 31 janvier 1920 à Vertou (Loire-Atlantique), mort le 21 avril 1996 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), était un éditeur de presse, fondateur du Groupe Hersant et un homme politique français. En 1941, Hersant fait son service dans les Chantiers de jeunesse, puis se retrouve au camp de Brévannes, créé dans l’esprit de la Révolution nationale, où il retrouve Jean-Marie Balestre. Il tente sans succès de monter un journal.
Robert Hersant est condamné en 1947 à dix ans d’indignité nationale pour collaboration avec l’Allemagne nazie, mais bénéficie d’une amnistie générale en 1952.
Pierre Dominique Costantini ou commandant Costantini, né le 16 février 1889 et mort le 30 juin 1986, est un militaire, journaliste, écrivain et collaborateur français. Il combat en tant qu’officier dans l’armée de l’air durant la Première Guerre mondiale. Il en ressort invalide à cent pour cent. Dans l’entre-deux guerres, il participe à la Croisière Jaune et milite dans les Ligues.
En 1940, il fonde la Ligue française d’épuration, d’entraide sociale et de collaboration européenne, appelée couramment Ligue française, mouvement politique collaborationniste français. Il dirige le journal L’Appel, organe de la Ligue française.
Le 8 juillet 1941, il cofonde avec Jean Boissel, Marcel Déat, Pierre Clementi et Eugène Deloncle la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF).
La Légion des volontaires français contre le bolchévisme (dite Légion des volontaires français ou LVF), connue sous le nom Infanterie régiment 6381 par les Allemands. Cette naissance est portée par une galaxie de partis collaborationnistes. La LVF fut reconnue d’utilité publique et Pétain déclara que ses soldats détenaient « une part de notre honneur militaire ». Ceux-ci prêtèrent serment de fidélité personnelle à Adolf Hitler, en 1943, lors d’un meeting qui se tint au Vel d’hiv.
En 1943, il fonde l’Union des journalistes anti-maçons.
Il s’enfuit à Sigmaringen en 1944, mais jugé irresponsable par la justice, il séjourne quelques années en milieu psychiatrique.
Par la suite, il poursuit une carrière de journaliste et publie plusieurs essais.
Les collaborationnistes notables et élus
Alphonse Van Bredenbeck de Châteaubriant est un écrivain français, né à Rennes le 25 mars 1877 et décédé en exil à Kitzbühel (Autriche), le 2 mai 1951. Il fut un chantre de la collaboration durant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie.
Il est de ceux qui se sont tout de suite rangés du côté de la collaboration. Sous l’Occupation, il préside le Groupe Collaboration et dirige, de juillet 1940 à mai 1941,La Gerbe, périodique qui se veut un « hebdomadaire politique et littéraire ». Le rédacteur en chef en est Marc Augier (connu après-guerre sous le pseudonyme de Saint-Loup). Après l’écrasement de l’Allemagne nazie, Alphonse de Châteaubriant se réfugie en Autriche, où il vit à Kitzbühel, se faisant appeler « Dr. Alfred Wolf ». C’est donc par contumace qu’il est frappé d’indignité nationale et condamné à mort le 25 octobre 1945 par la sixième section de la Cour de justice de la Seine ; le mandat d’arrêt lancé contre lui avec ordre de le conduire au fort de Charenton ne l’atteignit jamais dans le monastère du Tyrol où il s’était réfugié et où il mourut en 1951
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Paul Chack, (1876-1945), est un officier et un écrivain de marine français. Il fut à la fin des années 1930 un partisan du fascisme et il se signala pour son engagement collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fut condamné à mort à la Libération et fut, avec Robert Brasillach, l’un des quelques intellectuels français exécutés pour collaboration avec l’Allemagne nazie.
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Marcel Gitton (20 avril 1903, Versailles – 5 septembre 1941, Paris), de son vrai nom Marcel Giroux, est un homme politique français.
Le Pacte germano-soviétique et la Collaboration
Marcel Gitton est assassiné le 5 septembre 1941 dans une rue des Lilas parMarcel Cretagne dit Focardi, membre du détachement Valmy, groupe d’action sous la direction du Parti communiste visant notamment à exécuter les traîtres
Marcel Capron, né à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) le 24 mars 1896 et mort à Fréjus (Var) le 28 septembre 1982, est un homme politique français.
En septembre 1939, après la déclaration de guerre et l’approbation par le Parti communiste français (PCF) de la signature du pacte germano-soviétique, Édouard Daladier met hors la loi le parti. Sitôt le décret paru, le parti se transforme en Groupe ouvrier et paysan français. Capron y adhère d’emblée. Hostile au Pacte, Capron, à la suite de l’annonce de la désertion de Maurice Thorez et au départ de Jacques Duclos, donne sa démission. Il est emprisonné comme d’autres élus en octobre 1939 pendant une dizaine de jours. Suspendu de ses fonctions de maire le gouvernement de Vichy le rétablira dans son poste en mai 1941.
En février 1940, il collabore à la rédaction d’une lettre « À tous les travailleurs, à l’opinion publique » dans laquelle est expliquée la rupture de certains élus avec leur parti. Certains rompirent avec Capron lorsqu’il s’associa avec Marcel Gitton qui venait de créer en mars 1940 le Parti ouvrier et paysan français (POPF). En juillet de la même année, Capron mène campagne auprès des députés démissionnaires du PCF pour qu’ils accordent les pleins pouvoirs à Pétain.
Après l’assassinat de Gitton en septembre 1941, Capron devient secrétaire général du POPF et il échappe à un attentat le 10 avril 1943. Peu de temps avant était publiée une « Deuxième lettre ouverte aux ouvriers communistes ». Certains signataires furent assassinés : Fernand Valat le 25 août 1944, Camille Frey le 21 mars 1944.
Marcel Capron est arrêté le 12 septembre 1944 à Paris, emprisonné à Drancy, puis à la Santé. Il sort le 22 juillet 1946 et en avril 1948 la Chambre civique le condamne à la dégradation nationale à vie et à la confiscation de ses biens. Il bénéficiera de l’amnistie d’août 1953.
Pierre Laval
Laval développe des rapports très étroits avec Otto Abetz, ambassadeur allemand en France. Jouant de son image de « francophile », ce dernier le persuade un peu plus, tout à fait à tort, que le Führer est prêt à tendre la main au vaincu et à réserver à la France une place privilégiée dans l’Europe sous domination nazie. Le 22 octobre 1940, Laval rencontre Adolf Hitler à Montoire-sur-le-Loir et propose que les deux pays s’allient très étroitement. Deux jours après, il organise l’entrevue retentissante de Montoire, où la poignée de main symbolique entre Hitler et Pétain engage la France dans la collaboration d’État. Un mois plus tard, lors d’une autre réunion avec Hermann Göring, Laval suggère une alliance militaire avec l’Allemagne nazie, et fait dresser des plans pour une reconquête commune du Tchad, passé aux gaullistes sous l’impulsion de son gouverneur, Félix Éboué. En septembre 1942, Laval autorisa la Gestapo à pourchasser les résistants français en Zone libre
En 1934, très imprégné des concepts ethno-racialistes chers à Arthur de Gobineau, il s’engage sur le plan politique et crée une éphémère légion frontiste dénommée front franc se voulant à la fois « antimaçonnique, antiparlementaire et antijudéométèque ». Il fonde la ligue antijuive universelle. L’année suivante, Boissel se rend en Allemagne à Nuremberg pour participer aux manifestations de la Ligue mondiale antijuive ; il prendra la parole à deux reprises aux côtés de chefs nazis comme Julius Streicher. En 1936 il est reçu par Adolf Hitler.
Dans Le Réveil du peuple, bimensuel qu’il dirige durant les années 1930, il profère des menaces de mort contre Léon Blum alors président du Conseil. Il sera condamné à quatre mois de prison. Arrêté et emprisonné en 1939 pour intelligence avec l’ennemi, puis libéré par les Allemands. Contrairement à Marcel Déat, Jacques Doriot ou Eugène Deloncle il est un artisan de second plan de la collaboration. Condamné à mort en 1946, sa peine est commuée en emprisonnement. Il meurt en 1951.
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Jean Boissel (1891-1951), architecte, journaliste et militant d’extrême droite français. Directeur et fondateur de l’hebdomadaire collaborationniste parisien Le Réveil du peuple en 1943. Il est un artisan de second plan de la collaboration. Condamné à mort en 1946, sa peine est commuée en emprisonnement. Il meurt en 1951.
Charles-Marie-Photius Maurras
Il soutient le régime de Vichy, Inspirateur de la politique du régime de Vichy, il se fit l’apologiste du gouvernement du maréchal Pétain. Il continua à « dénoncer les Juifs » en se félicitant par exemple de l’abolition du décret Crémieux.
Il reçoit la francisque des mains de Pétain le 8 mai 1943. Il est le récipiendaire numéro 2068. Il la porte par bravade à son procès
Maurras est arrêté après la Libération de Lyon, en septembre 1944. Le 28 janvier 1945, la cour de justice de Lyon déclare Charles Maurras coupable de haute trahison et d’intelligence avec l’ennemi et le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale
Maurice Papon
À partir de 1943 et surtout en 1944, Papon est en contact avec des réseaux de résistance appartenant à la famille que l’historien Jean-Pierre Azéma qualifie de vichysto-résistants, c’est-à-dire de « Français qui ont dans un premier temps, cru en la Révolution nationale, ont souvent servi le régime, mais sont ensuite entrés en résistance sans esprit de retour ».
Le degré d’implication de Maurice Papon dans la Résistance a été une question accessoirement débattue au procès de 1997[
Etc. … La liste est très longue
En 2015/2016 on pourra enfin savoir
L’amnésie qui a affecté et affecte toujours tous les secteurs de la société comme les hommes d’état et les fonctionnaires qui ont généralement oublié et
oublient toujours que presque 80 000 Juifs et autres « indésirables » furent expulsés de France vers les camps de la mort nazis.
Aujourd’hui, personne n’est capable de se souvenir ou ne veut se souvenir s’il a eu un ami dans la division de la Waffen SS Charlemagne,
ou s’il a assisté à une des revues menées par leur Edith Piaf nationale
ou autre artiste devant l’occupant.
Jusqu’à ce jour, seules les jeunes femmes semblent avoir été un des seuls segments de la société à avoir
été réellement punies pour leur complaisance envers les Allemands il y a aussi les parlementaires chassés pour faits de collaboration.
Les Français ont longtemps nié leur rôle dans la guerre mais la publication prochaine des noms des collaborateurs les force à reconnaître les faits.
La question que beaucoup n’ose pas poser ,de peur de découvrir qu’ils sont fils ou filles, petits fils, petites filles ou neveux et nièces de collabos
Que faisais-tu pendant la guerre, papa ?
Que faisais-tu pendant la guerre, maman ?
Que faisais-tu pendant la guerre, grand papa ?
Que faisais-tu pendant la guerre, grand maman ?
Que faisais-tu pendant la guerre, tonton ?
Que faisais-tu pendant la guerre, ma tante ?
Des gouvernements successifs qui avaient refusé de reconnaître que la France ait joué le moindre rôle dans l’holocauste pendant le régime de Vichy, Jacques Chirac a admirablement résumé la réalité de la collaboration de la République Française
quand il a dit sans détour que « oui, la folie criminelle des occupants avait reçu le soutien des Français et du gouvernement Français.
Souvenons nous du soutien de Mitterrand à l’ancien secrétaire général de la préfecture de la Gironde « Maurice Papon (décoré de la Légion d’honneur)» qui expédiait les juifs vers l’enfer Nazi
La publication fait suite à une déclaration de la plus haute instance juridique française. Elle rappelle que les collaborateurs français n’étaient pas obligés d’aider les nazis, mais l’ont fait volontairement.
« Les documents, sous classification spéciale depuis 1940, sont interdits à la publication pour une durée de 75 ans.
La période expirera donc en 2015 ».
À moins que comme par hasard un incendie ne détruise les archives de la police, les Français pourront consulter une grande liste de citoyens français, ayant collaboré avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, qui avait été cachée dans des locaux de police depuis la libération de Paris.
SOURCES
https://lecanarddechaineblog.wordpress.com/2013/02/12/collaboration-avec-lennemi-seconde-guerre-mondiale/